Santé

Ce que l’on sait de la « variante congolaise » qui fait l’objet d’une surveillance active en France

L’Institut Pasteur doit rendre rapidement ses conclusions sur cette variante, qui a été détectée pour la première fois en septembre en République du Congo.

Contrairement aux variantes Alpha, Delta ou plus récemment Omicron, l’alphabet grec n’a pas encore été reçu. Or, comme le révèle une note de Santé Public France le 12 novembre, la variante dite « congolaise » fait l’objet d’une surveillance accrue de la part des autorités sanitaires françaises.

Trouvé en République du Congo

Cette variante, appelée B.1.640, a été découverte pour la première fois en septembre en République du Congo, un pays d’Afrique centrale. Il représente huit des 24 séquences que le pays a enregistrées dans la base de données internationale GISAID, permettant de centraliser les informations liées au Covid-19 au niveau mondial, mais de manière non exhaustive.

Outre le Congo, cette variante a été trouvée en Italie, aux Pays-Bas, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Déjà en France

En France, cette variante est apparue pour la première fois en Bretagne fin septembre. Une nuit dans le Finistère de Bannalec, des Nantais qui venaient de rentrer du Congo l’ont remis à leurs familles. Quelques jours plus tard, 24 cas positifs ont été recensés dans la commune de Breton, dont 18 étudiants.

A cette époque, les scientifiques ont détecté un « mutant congolais » chez huit positifs. Le ministre de la Santé Olivier Véran a évoqué pour la première fois cette variante mi-novembre, évoquant le cluster breton. “Je ne suis pas inquiet, mais rien n’indique que cette variante soit particulièrement dangereuse”, déclare le ministre.

Depuis, une cinquantaine de cas de cette sous-espèce ont été détectés en France.

Contrôle par les autorités sanitaires françaises

Dans un document publié le 12 novembre, Santé Publique France écrit :

Dans une interview au Journal du Dimanche, le virologue Bruno Lina, membre du Conseil scientifique, a déclaré : En France, il présente de nombreuses mutations sans atteindre un nombre record d’omicrons, ce qui a aussi un grand potentiel de transmission. L’Institut Pasteur, qui effectue des tests de laboratoire pour ce virus, publiera prochainement une partie des résultats. “

9 mutations

Cette variante présente neuf mutations dans la protéine de pointe, “la clé qui permet au SARS-CoV-2 d’envahir les cellules”, précise l’INSERM. Par comparaison, la variante Omicron contient 32 mutations dans le péplomère.

Dans un document sur les “variantes congolaises”, Santé Publique France montre que ces neuf mutations peuvent “affecter l’échappement à la réponse immunitaire”.

Premières données de secours

Néanmoins, près de trois mois après la découverte, les premiers résultats disponibles n’indiquent pas la possibilité d’une infection à grande échelle par ce « mutant congolais ».

Concernant les « variantes du Congolais », Santé Publique France a déclaré : “Les données épidémiologiques montrent qu’il n’y a pas de diffusion ou de progression significative en France ou à l’international. Il n’y a pas de preuve virologique, épidémiologique ou clinique convaincante ayant un impact significatif sur la santé publique.”

Ces premières conclusions seront de savoir si elles sont confirmées ou non par les résultats que tente de fournir l’Institut Pasteur.

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