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Comment l’industrie automobile s’est échappée de France

Un déficit de 9,4 milliards d’euros au premier semestre. La balance commerciale de la France dans le secteur automobile continue de battre des records négatifs. Selon les chiffres officiels publiés par le gouvernement, le déséquilibre s’est accru de 2,5 milliards supplémentaires par rapport aux six premiers mois de 2020 ! Actuellement, les importations sont supérieures d’un tiers aux exportations. L’automobile et l’équipement des flottes sont le deuxième plus grand déficit du bilan français (hors énergie) après l’informatique et les produits électroniques. Ainsi, 2021 devrait représenter une nouvelle année historique en termes de déséquilibres automobiles, après 2020 (-15,4 milliards) et 2019 (-15,3 milliards). Par conséquent, le trou abyssal, qui était l’un des fleurons de Tricolor, n’a rien à voir avec la pandémie. Au milieu des années 2000, l’excédent commercial automobile de la France restait autour de 10 milliards d’euros.

Effondrement structurel du « Made in France »

La chute structurelle du commerce automobile s’explique par la baisse de la production automobile française. Et c’est alors que le marché est plus ou moins stable (en dehors de la pandémie).production (y compris les factures de services publics) Il a chuté de 40 % en France l’année dernière à un peu plus de 1,3 million d’unités, revenant au score du début des années 1960.La production espagnole

Dans le même temps, les Allemands ont diminué de 25 % (voitures particulières) et les Britanniques de 30 %. La pandémie ne peut à elle seule expliquer ce déclin.

Parce que le mouvement est beaucoup plus profond. En France, la production à long terme (voitures et véhicules utilitaires) a baissé des deux tiers par rapport au millésime 2004 record, le pire score d’Europe. Même l’Italie, qui est en pleine désindustrialisation de l’automobile, n’a pas autant reculé que la France. , Seulement 60 % en 20 ans, dont la moitié au Royaume-Uni. La production allemande n’a baissé que de 40 % par rapport à son pic de 2007. Constructeurs, équipementiers et carrossiers ont perdu un tiers de leurs effectifs dans le même temps en France depuis 2005. La France Selon Fiev, elle représente moins de 2% de la production automobile mondiale, contre 2,5% en 2019 et 5% en 2005 (Fédération de l’industrie de l’équipement automobile).

L’érosion trouve ses origines, notamment dans la délocalisation des petites voitures. Ainsi, la Peugeot 208 II a été assemblée en Slovaquie et au Maroc. Citroën C3 est produite en Slovaquie. Renault Clio V En Turquie (y compris la version hybride) et en Slovénie. Le même mouvement pour un petit SUV.dernier Peugeot 2008 II Capture II est assemblé en Espagne. Le concurrent Citroën C3 Aircross est également à bord de la péninsule ibérique. Toutes les Dacia à bas prix (Groupe Renault) viennent également de l’étranger (Roumanie, Maroc). La version électrifiée est également assemblée hors de France. C’est notamment le cas de la nouvelle version électrique de Renault Twingo installée en Slovénie. Zéro émission Dacia Spring est fabriqué en Chine. Et même les modèles compacts sont assemblés hors de France, comme la nouvelle C4 de Citroën made in Spain.

Une politique publique pour pénaliser la production

En France Coût de l’industrie par heure Il a atteint 38,7 euros (selon Rexecode) contre 23,6 euros en Espagne, 18,4 euros en Slovénie, 14 euros en Slovaquie et 6,6 euros en Roumanie. Si l’on considère l’ensemble des acteurs de la filière qui contribuent à la production de véhicules (constructeurs, équipementiers, fournisseurs dans toutes les industries), les coûts de main-d’œuvre représentent 22% à 27% du coût. Selon Fiev, le véhicule. C’est donc un facteur important pour expliquer la délocalisation des petites voitures.

En retour, Renault et PSA ont certainement cherché à spécialiser l’usine française pour les modèles milieu de gamme. Cependant, les institutions publiques françaises ont choisi de soutenir les petits modèles produits principalement à l’étranger à travers des politiques fiscales et écologiques. Celles-ci représentent aujourd’hui 60 % des ventes de voitures neuves en France, contre seulement 40 % au début des années 90. Au détriment de l’excellent modèle “Made in France”. Et ce n’est pas fini. L’augmentation des pénalités pour les voitures en 2021, 2022 et 2023 aura un impact encore plus important sur les voitures familiales françaises.

Les batteries contribuent à la pénurie

père Campagne anti-diesel Mené par les pouvoirs publics, les médias et certains maires de grandes villes, le marché a connu une baisse remarquable (22 % des ventes de voitures neuves en huit mois, contre 57 % en 2015). Renault a été produit en France. Les incitations politiques pour les modèles électriques ou électriques, même assemblés en France, ne transféreront que 35% -40% de la valeur ajoutée de la voiture vers l’Asie, principalement la Chine. L’Europe produit très peu de batteries ! Il n’est pas nécessaire de chercher au-delà de l’explication d’un déficit commercial aussi terrible.

Très périodiquement, la baisse du marché automobile français due à la pénurie de voitures disponibles suite à la pénurie de demi-pièces asiatiques peut réduire artificiellement le déficit. Selon les données du collecteur de données AAA, le marché français des voitures neuves a chuté de 26% au cours de la première quinzaine de septembre, avec Stellantis en baisse de 31% et Renault en baisse de 30,5 %. C’est moins que les importations de 208, 2008, C3, C4, Clio, Capture et Dacia ! La satisfaction à l’égard de l’industrie tricolore dévastée est très faible.

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