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Dans son nouveau parti, Koudou Gbagbo veut « unifier les nations africaines »

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L’ancien président ivoirien Koudou Gbagbo a lancé dimanche un nouveau mouvement, le Parti du peuple africain (PPA-CI) en Côte d’Ivoire, déguisé en leader panafricain. Il incarne un retour sur le devant de la scène politique après une décennie d’absence.

« Nous allons reprendre notre route ensemble », a déclaré Laurent Bagbo devant des centaines de cadres et militants à Abidjan dimanche 17 octobre.

Depuis son retour en Côte d’Ivoire à la mi-juin, il a prononcé son premier discours devant un public de cette taille. Dans un discours anecdotique de plus d’une heure, l’ancien président ivoirien détaille sa longue incarcération à La Haye (2011-2019) et les poursuites pour crimes contre l’humanité initiées par la Cour pénale internationale (CPI). Il a finalement été acquitté l’année dernière.

“Je participerai à la politique jusqu’à ma mort !”, confiant dans la standing ovation, un ancien chef d’Etat de 76 ans.

“Tant que nous sommes une micronation, nous n’avons rien.”

De samedi à dimanche soir, Koudou Gbagbo a bien entendu été élu à la tête du PPA-CI, avec les louanges de quelque 1.600 élus dans la capitale. “Nous nous sommes demandés. Qui dirigera le parti ? Nous avons cherché… et nous avons trouvé”, a déclaré en riant le président du Parlement Sebastian Dano Jeje. J’ai applaudi. , devait devenir le président.

Plus tard, le logo PPA-CI (doigts des deux mains entrelacés avec une carte de l’Afrique) a été formalisé, symbolisant la vocation panafricaine de ce nouveau parti et de ses dirigeants. « Regardez le monde et voyez quelles sont les nations les plus puissantes. Ce sont les grandes puissances, la Chine, les États-Unis, la Russie et le Canada. Tant que nous sommes dans la micro nation, nous n’avons rien. Les nations africaines s’unissent en mai ! » , Laurent Gbagbo, faisant allusion aux Etats-Unis d’Afrique, a insisté sur un concept souvent évoqué mais non réalisé.

Plusieurs représentants politiques de plus d’une douzaine de pays africains ont assisté à la réunion d’inauguration du parti ce week-end.


Koudou Gbagbo reste un mystère sur la présidentielle de 2025

Fondé dans la clandestinité en 1982, le FPI est aujourd’hui aux mains de l’ancien Premier ministre Pascal Affi Nguesan, dont l’effondrement politique a conduit à Koudou Gbagbo. Pourtant, la majorité des cadres du FPI ont suivi l’ancien président de la République dans cette nouvelle aventure.

Cependant, j’ai remarqué que j’étais absent ce week-end. Il s’agit de Simone Gubabgo, une ancienne première dame qui a récemment demandé le divorce de Koudou Gbagbo. Lors d’un voyage en République démocratique du Congo, elle a multiplié les signaux pour suivre son chemin politique ces dernières semaines.

Ce nouveau parti, avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ancien président Henri Konan Bedier, pourrait devenir l’une des principales oppositions. Le manifeste fait référence à « un net recul des intérêts démocratiques du pays », critiquant notamment « la dépendance financière » vis-à-vis des puissances étrangères.

Samedi, le parti au pouvoir n°2, Adama Victorgo, présent à la tribune parlementaire PPA-CI, a publié un message d’apaisement. “Ce nouveau parti à naître renforcera la vitalité démocratique”, a-t-il déclaré.

Laurent Bagbo a remis en cause ses intentions concernant la prochaine élection présidentielle en 2025, qui a déjà alimenté le débat en Côte d’Ivoire. “A cet âge, après ce voyage, la sagesse est de décider de partir, mais j’ai soudainement décidé de ne pas partir…”, a-t-il déclaré dimanche. Les dirigeants prévoient d’introduire une limite de 75 ans à mettre en œuvre. L’actuel chef de l’Etat, Alassane Watara, 79 ans, et ses prédécesseurs, Koudou Gbagbo et Henri Konan Bedier, 87 ans, seront alors déjoués.

Utiliser l’AFP

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