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Greenpeace s’inquiète après l’annonce d’Emmanuel Macron

Le chef de l’Etat souhaite faire de cette exploration l’un des piliers du programme « France 2030 ».

“Ne mettez pas la majeure partie de la terre dans le noir.” C’est ce qu’Emmanuel Macron s’est exprimé devant environ 200 chefs d’entreprise et étudiants à l’Elysée ce mardi 12 octobre. Lors de la présentation de son plan “France 2030”, qui prévoit un investissement de 30 milliards d’euros sur cinq ans pour renforcer la compétitivité industrielle et technologique du pays, le chef de l’Etat a priorisé l’exploration des fonds marins.

Si 12 hommes ont déjà posé le pied sur la Lune, la profondeur de notre propre planète reste quasiment inexplorée et inconnue. Ainsi, près de 2 milliards d’euros seront consacrés à l’exploration des fonds marins et de l’espace.

Laboratoire

“C’est un moyen extraordinaire de comprendre le vivant, d’accéder à certains métaux rares et de comprendre les capacités du nouvel écosystème d’innovation”, a déclaré Emmanuel Macron. Les fonds marins ressemblent à un véritable laboratoire tant il y a d’inconnues.

Avec une profondeur de milliers de mètres et une fosse de 10 000 mètres, le fond de l’océan est plein de mystères. Actuellement, ce sont 250 000 espèces de vie aquatique, peut-être entre 1 et 10 millions d’espèces, qui sont responsables du département d’exploration sous-marine de l’Iflemer (Institut français d’aménagement marin), a commenté Jean-Marc Daniel. Rapporté par France Info.

Manque d’oxygène, températures extrêmement basses, obscurité totale, haute pression… les conditions extrêmes fournies par les fonds marins peuvent permettre des expériences scientifiques innovantes, notamment d’un point de vue sanitaire.

“La France est la deuxième puissance maritime du monde”, a poursuivi Emmanuel Macron. Devant les États-Unis, il y a la plus grande zone économique exclusive (ZEE) du monde à travers ses territoires des États-Unis. Certaines de ces zones suscitent un grand désir pour les ressources dont elles disposent.

des soucis

En effet, les fonds marins contiennent des nodules multimétalliques riches en minéraux tels que le nickel, le cobalt et le manganèse. Ces ressources sont de plus en plus demandées, d’autant plus qu’elles sont utilisées dans la fabrication de batteries.

“J’entends déjà venir le débat. Je ne parle pas d’exploitation, je parle d’exploration”, a aussitôt ajouté Emmanuel Macron. Cependant, pour de nombreuses ONG de protection de l’environnement, il n’y a qu’un pas entre l’exploration et le développement. L’exploitation minière en haute mer n’existe pas actuellement. D’autre part, les instituts de recherche tels que l’Institut national français pour le développement marin et les entreprises privées ne réalisent des projets d’exploration que lorsqu’ils sont parrainés par le gouvernement.

Les ONG opposées à l’exploitation minière en haute mer pensent que la menace est imminente. Ils recherchent un meilleur recyclage des métaux pour répondre à une demande croissante ou pour développer de nouvelles technologies de batteries. Ils craignent également de ne pas avoir un contrôle total sur les conditions d’exploitation à de telles profondeurs.

“cauchemar”

Pour les scientifiques, il est difficile de quantifier les effets de l’industrie minière dans un environnement caractérisé par l’obscurité totale, le froid, une pression hydrostatique élevée et une alimentation limitée en surface.

L’exploitation minière en haute mer sera un “cauchemar” pour Greenpeace. L’association pointe notamment le risque de dégradation de la vie marine par les machines et robots utilisés dans ces activités. Les écologistes craignent également que ces expéditions fragilisent le processus naturel de stockage du carbone sur les fonds marins et constituent ainsi un outil de lutte contre le changement climatique.

Comme Greenpeace, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a adopté le 8 septembre une motion pour un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins. Par conséquent, ce texte exige que le moratoire soit mis en œuvre jusqu’à ce qu’« une évaluation d’impact rigoureuse et transparente ait été réalisée » et « qu’une protection efficace du milieu marin soit garantie ». La France s’est abstenue lors du vote.

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