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La Belgique face à la justice pour “crimes contre l’humanité”

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Cinq femmes métisses de plus de 70 ans et nées au Congo ont été déchirées par leur mère à l’âge de deux ou trois ans, placées dans des institutions religieuses et placées sous tutelle de l’État. Ces femmes condamnent aujourd’hui l’état belge de crimes contre l’humanité. La Belgique conteste les qualifications.

L’Etat belge sera-t-il accusé de « crimes contre l’humanité » ? Cinq femmes métisses arrachées à une mère noire au Congo il y a environ 70 ans ont été accusées de “crimes contre l’humanité” devant un tribunal de Bruxelles jeudi 14 octobre pour les faits commis à l’époque coloniale. ..

A l’âge de deux, trois ou quatre ans, ces femmes, devenues grands-mères, ont été retirées de force de la famille de leur mère et placées dans des institutions religieuses « parfois à des centaines de kilomètres ». L’avocat de Rhea, Mee Michel Hirsch, a expliqué. Monique, Simone, Noël et Marie José sont toutes nées d’une mère congolaise et d’une union blanche et ont assisté à une audience entourées de leurs proches. “Je les appelle par leur nom parce qu’on leur a volé leur identité. Ils sont restés sans voix et incapables de le dire pendant près de 70 ans”, a déclaré l’avocat.

“Système généralisé de préférences”

“Pendant la colonisation, Mestizo était perçu comme une menace pour l’hégémonie de la race blanche, qui devait être supprimée”, a déclaré Me Hirsch, qui a évoqué le “système généralisé” mis en place par la province de Belgique.

Après cela, un avocat de l’État devait prendre la parole. Ils sont en désaccord avec les faits et les qualifications retenus par le pétitionnaire. Les « crimes contre l’humanité » ne peuvent s’expliquer par le droit belge, comme le génocide et les crimes de guerre.

Le procès éclaire le sort du premier métis né dans les anciennes colonies belges (Congo, Rwanda, Burundi) en Belgique et n’a jamais été officiellement recensé, mais son nombre est généralement d’environ 15 000. Il est estimé à 15 000.

La plupart des enfants nés de l’union de Noirs et de Blancs ne sont pas reconnus par leurs pères et ne doivent pas être confondus avec les Blancs ou les Africains.

Résultats pour beaucoup : Encadrement de l’État et placement en orphelinat en subventionnant ces institutions, qui sont généralement gérées par l’Église catholique.

« À l’école, ça s’appelait « café au lait ». Elle n’a pas été acceptée”, s’est souvenue Simone Ngalula, l’une des pétitionnaires, dans un entretien à l’AFP en septembre 2020.

“On nous appelait ‘enfants du péché’. Les Blancs ne pouvaient pas épouser une femme noire. Les enfants nés de cette union étaient des prostituées”, raconte un père portugais, dès l’âge de deux ans.Rhéa Tavares Muzinga, kidnappée. années 1940.

“Perte d’identité”

Aux yeux du pétitionnaire, une indemnisation est requise après les excuses présentées par le Premier ministre belge au nom du pays en 2019. Charles Michel, désormais président du Conseil européen, a reconnu “un racisme ciblé” et une “perte d’identité” en raison de la séparation des frères, notamment lorsqu’il a été rapatrié en Belgique après l’indépendance du Congo en 1960. Déploré.

“Nous avons été détruits. C’est facile de s’excuser, mais il faut partir du principe que quand on fait quelque chose”, a déclaré Monique Bitu Bingi lors d’une conférence de presse avec quatre autres plaignants avant le procès.

Elle a accusé le “second abandon”, après l’indépendance, ces filles n’ont pu monter à bord d’un camion de l’ONU pour les rapatrier vers l’ouest. Certains disent que l’autorité du nouveau pouvoir congolais a été contestée, que des affrontements ont éclaté, et qu’ils ont été victimes d’abus sexuels de la part des rebelles.

Actuellement, tous réclament un “total provisoire de 50.000 euros” à un tribunal belge et la désignation d’un expert pour évaluer leur préjudice moral.

Jeudi, la plainte devant le tribunal civil de Bruxelles ne devrait pas dépasser trois ou quatre heures. Le jugement est réservé et ne doit pas être déposé avant plusieurs semaines.

Michelle Hirsch défend la plaignante avec Christoph Marchan, un avocat de la famille de l’ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba, assassiné dans une autre procédure toujours en cours à Bruxelles.

Ils citent, par exemple, l’indemnisation que les autorités canadiennes et australiennes ont promis de réparer le placement forcé d’enfants autochtones dans des écoles de logement et des familles blanches depuis des décennies.

En août, l’Australie a annoncé qu’elle verserait 75 000 dollars d’indemnisation à de nombreux autochtones qui ont été retirés de force de leur famille alors qu’ils étaient enfants. Le Premier ministre Scott Morrison a qualifié ces politiques d’assimilation de « honteuses » dans l’histoire nationale.

Utiliser l’AFP

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