France

La députée anti-passe-santé Wonner veut créer son “mouvement”

La création officielle de ce “mouvement apolitique et citoyen”, appelé “Ensemble pour les libertés”, est dans sa “dernière ligne droite”, a indiqué le député du Bas-Rhin lors d’une conférence de presse au Palais Bourbon mercredi.

La députée covidosceptique Martine Wonner, exclue de son groupe à l’Assemblée nationale après des propos appelant à “envahir” les bureaux des parlementaires, a déclaré mercredi s’apprêter à lancer son propre “mouvement”.

La création officielle de ce “mouvement apolitique et civique”, appelé “Ensemble pour les libertés”, est dans sa “dernière ligne droite”, a déclaré le député du Bas-Rhin lors d’une conférence de presse au Palais Bourbon.

Elle s’adressera “à tous ces citoyens français qui n’en peuvent plus”, a ajouté cet ex-membre du groupe Libertés et territoires et précédemment LaREM.

“Je pense qu’une des premières choses à faire serait de dissoudre les partis politiques”, a ajouté le député désormais non-inscrit, qui ne portait pas de masque, contrairement aux recommandations du président de l’Assemblée.

“Les citoyens seraient enfin entendus” si les parlementaires “ne pensaient pas avant tout à leur ego et à leur carrière”, a-t-elle poursuivi.

“Je prends la responsabilité de mes paroles”

Cette dernière est également revenue sur ses propos, exhortant les manifestants contre le laissez-passer sanitaire samedi à Paris à “faire le siège des parlementaires” et “envahir leurs bureaux” pour exprimer leur désaccord.

“J’accepte mes propos”, a déclaré le député, tout en expliquant à nouveau qu’ils avaient été “sortis de leur contexte”.

Elle a expliqué qu’elle s’adressait, dans l’effervescence d’une manifestation, à des manifestants qui lui demandaient comment interpeller leurs élus. Dans un environnement plus calme, “je n’aurais peut-être pas utilisé ces termes comme ça”, a-t-elle déclaré, ajoutant que “toute forme de violence est inacceptable”.

Ces propos, alors que des députés font état d’intimidations ou de menaces de mort de la part d’opposants au laissez-passer sanitaire, lui ont valu de nombreuses critiques et une saisine de la justice à la demande du patron des députés LaREM Christophe Castaner, transmise par le président de l’Assemblée Richard Ferrand.

“La passe de la honte”

La psychiatre élue, de formation, a également réitéré ses attaques contre le laissez-passer santé – “le laissez-passer de la honte”, selon elle – et les mesures “liberticides” du projet de loi anti-Covid à l’étude à l’Assemblée et au Sénat.

Le « passage forcé » du gouvernement est un « processus clairement inconstitutionnel », a-t-elle déclaré.

Alors qu’elle défendait dans l’après-midi, masquée cette fois et sous huées, un amendement visant à supprimer l’article clé du projet de loi, des députés LaREM ont quitté l’hémicycle pour exprimer leur condamnation de ses propos. “Des excuses à la représentation nationale”, a même demandé un député.

« Savez-vous ici que je suis autant menacé, voire plus menacé chaque jour depuis 18 mois ? Elle l’a dit à ses collègues, alors que des députés pro-vaccins étaient menacés de mort.

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