Mode de vie

La mort de la résistante Noera Rouge, un exilé qui a permis l’exécution

En affrontant les nazis, Noera Rouget, décédée à l’âge de 100 ans à Genève le dimanche 22 novembre, dès le début de l’occupation, combattra moins d’ennemis que de manière inhumaine. Et ce brave va mener le bien à la victoire, ce boyau a besoin de vaincre la haine du pardon, et ce refus obstiné refuse de venger le sang versé par un autre sang versé, la résistance Ce n’est que lorsque ses compagnons en elle sont difficiles à comprendre, 20 ans après la fin de la guerre, qu’elle supplie de sauver la tête du bourreau devant un juge.

Née le 25 décembre 1919 à Podo à Somur (Main Etroire), Noera a grandi avec une croyance catholique passionnée. A Angers, où la famille a déménagé très tôt, la guerre a interrompu tous leurs projets d’avenir. En 1941, il devient enseignant et officier de liaison, rejoignant le mouvement Gauria “Honor and Homeland”, fondé par les services d’espionnage britanniques, et la résistance au sein du réseau Alexander Privet du backmaster. Au cœur de ces années sombres, elle s’est engagée dans l’obéissance communiste, enseignant et membre de la résistance Adrian Tisio au sein du réseau du Front national.

Articles réservés aux abonnés Lire à nouveau Exilés qui ont permis son exécution: les leçons de l’humanité de Noëlla Rouget

Adrian a été arrêté le 7 juin 1943, alors qu’une interdiction de mariage venait d’être annoncée. Puis ce fut au tour de Noera d’être arrêtée chez elle le 21 juin. L’un des hommes de la Gestapo en mission est le Français Jacques Vasour, un collaborateur passionné qui a gravi la hiérarchie oppressive. Entre 1942 et 1944, il fut responsable de l’arrestation de 430 personnes, du transfert de 310 personnes, de la mort de 230 personnes et de la fusillade ou de la mort dans des camps intensifs.

Cette liste interminable de victimes comprend Adrian Tisio, qui a été torturé et abattu le 13 décembre 1943. Noera est emprisonnée à Angers, transférée à Compiègne, et finalement transférée au camp de Ravensbruck par convoi le 31 janvier 1944. Elle survit. Pendant 14 mois dans un camp d’enfer intensif, notamment avec la nièce du général Genève de Goal. Lors de sa libération le 5 avril 1945, Noera ne pesait que 32 kg et avait un abcès tuberculeux. Mais sa croyance en Dieu et en l’homme est sortie indemne d’épreuves. De retour à Angers, elle découvre une magnifique note écrite par Adrian peu avant de passer devant le corps de tir, lui rappelant son amour et lui demandant de recommencer une vie.

Générosité surhumaine

Gérée par un sanatorium suisse, Noera a épousé un homme de la région en 1947. Elle a déménagé à Genève. Elle a deux enfants et pense avoir reconstruit sa vie lorsque le passé est réapparu au début des années 1960. Evanoui lors de la libération, Jack Vasul a été accidentellement arrêté dans le nord en novembre 1962 alors qu’il se cachait dans le toit de sa mère pendant 17 ans. Le procès débute le 20 octobre 1965 devant la cour de sûreté nationale de Paris. Les survivants défilent, et leur déni et leur manque de colonne vertébrale submergent Vasul, qui ne peut tolérer les témoins. Il a été accusé de guillotine.

Lisez l’archive “World”: De nombreux résistants témoignent de Jack Vasul, mais un ancien membre de la Gestapo d’Angers a pris le parti et a tout nié.

Mais au nom de sa croyance et de son aversion pour la peine de mort, Noera Rouget proteste contre cette décision. Elle plaide néanmoins devant le tribunal pour la cause de la personne qui était son malheureux architecte et responsable de l’exécution de son fiancé. gaspillage. Elle a ensuite demandé au général Dogor de donner le pardon de Vasul et l’a obtenu en février 1966. La peine a été transférée à la réclusion à perpétuité. Cette générosité surhumaine n’est pas comprise par les compagnons de résistance pris au piège de leur douleur. Elle a gagné ses dures accusations auxquelles elle a répondu dans une lettre. «Si nous sommes en position de force à notre tour aujourd’hui, nous avons le droit de décider si nous devons agir de la même manière qu’hier., Elle a écrit une lettre à ses frères et sœurs, les bras croisés.

Noëlla Rouget va plus loin. Pendant des années, elle a entrepris d’échanger des lettres avec Jack Vasul dans l’espoir de sa rédemption. Une réponse asymétrique où l’un cherche l’étincelle de l’âme et l’autre se plaint de son sort. Cependant, à la fin des années 1970, des membres de la Résistance ont participé à une campagne visant à élargir les derniers collaborateurs emprisonnés pour fermer cette page d’histoire. Sorti en 1983, Jacques Vasseur ne donne plus jamais un signe de vie à Noëlla Rouget. Il est décédé en Allemagne en 2009, mais n’a exprimé aucun remords. Jusqu’à son dernier jour, Noera Rouge, portée par sa foi inébranlable, n’enlève pas l’amertume et les doutes sur la nature humaine de ce revers.

Noëlla Rouget en 5 dates

25 décembre 1919 Né à Saumur (Maine-et-Loire)

21 juin 1943 Arrêté par des hommes de la Gestapo dont Jacques Vasseur

1944 Dépôt à Ravensbrück

1966 Obtenez la grâce de Jack Vasul

22 novembre 2020 Décès à Genève (Suisse)

La mort de la résistante Noera Rouge, un exilé qui a permis l’exécution

Source link La mort de la résistante Noera Rouge, un exilé qui a permis l’exécution

Back to top button