Mode de vie

Lyonnais.30 000 euros pour la première entreprise en France

À l’entrée de la boulangerie Maison Deschhamps sur la rue Sergent-Michel-Berthet dans le 9e arrondissement, il y a des piles de sacs de farine. « Nous nous concentrons sur la transparence des produits », explique Ludwig, responsable de l’exploitation de l’installation. Les artisans, quant à eux, peuvent voir le produit de face derrière la fenêtre de la salle à manger. La boulangerie propose des produits bio locaux depuis quatre ans et prône la collecte des déchets organiques.

Grâce à la borne située à l’extérieur du bâtiment, la boulangerie collecte les déchets des clients, des employés et des riverains. Il est ensuite envoyé à l’entreprise lyonnaise Real Kimist, où il est recyclé et réutilisé. Pour poursuivre son concept, Ludwig veut aller plus loin en développant des conteneurs réutilisables.

« Offrir aux artisans un espace de partage et d’ambition »

Ce mercredi, une initiative encouragée par la ville de Lyon, signataire de la convention de partenariat avec la Chambre de Commerce Auvergne-Rhône-Alpes (CMA). Il vise à accompagner les artisans sur trois enjeux clés : la mobilité et le stationnement, l’implantation de nouveaux artisans, les nouvelles contraintes réglementaires et la promotion et l’adaptation à des pratiques éco-responsables.

“Grâce à la subvention de 30 000 €, ce nouveau partenariat vise à maintenir l’artisanat de notre quartier. Les artisans sont des acteurs incontournables, créateurs de lien social et d’emplois”, a déclaré Camille Aussie, adjointe au maire de l’Emploi et de l’Économie durable. “Avec la transition entre écologie et numérique et l’évolution des modes de consommation, nous devons offrir aux artisans un espace de partage et d’ambition”, a ajouté Alan Eaudouard, qui mènera un certain nombre d’actions de sensibilisation sur le terrain opérationnel. Accompagnement des grandes entreprises françaises.

« Les entreprises n’ont pas le temps de prévoir car la demande des consommateurs s’oriente de plus en plus vers l’écologie et de nouvelles réglementations sont en place », poursuit Eric Gordino, responsable des territoires des arrondissements 5.6 et 7. C’est le cas de la carrosserie Apollinaire AutoService. Il doit s’adapter en créant une zone à faibles émissions dans la grande ville de Lyon. « Nous devons apprendre à travailler dans des véhicules hybrides et électriques, mais les apprentis sont toujours formés sur des moteurs anciens », souligne David, chef d’entreprise.

Le comptoir d’épicerie « Aux basiers d’Ambroisine » a également des problèmes avec les contenants réutilisables. « Nous devons faciliter le retour des contenants, mais les caissiers ne peuvent pas enregistrer de soldes négatifs », explique Anaïs, la gérante de l’épicerie.

“Promotion de projets collectifs”

La Mairie et le CMA prônent la mise en place de projets communs pour améliorer la difficulté des initiatives individuelles. « Le but est de promouvoir des projets collaboratifs pour de meilleurs coûts et de meilleurs pools de ressources », affirme Camille Aussie. Les ateliers partagés et les espaces de coworking Generator 9 en sont des exemples. A l’intérieur, il y a des menuisiers, des métallurgistes, des réparateurs d’ordinateurs, des designers… “On mutualise l’espace et les machines, mais on est tous indépendants”, explique Lucas, qui travaille sur les lieux… « La proximité de tous ces métiers différents nous permet d’envisager des projets que nous ne pourrions imaginer seuls », poursuit-il avec enthousiasme.

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