France

Plusieurs milliers de personnes dans les rues contre le racisme et la violence policière

Manifestation contre la loi sur la sécurité mondiale, les violences policières et le racisme, 2 mars 2021 à Paris – GILE Michel / SIPA

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté pacifiquement et sous le soleil samedi à Paris et dans certaines villes de province, contre le racisme et les violences policières. «Une manifestation qui s’est déroulée pacifiquement, avec un objectif de 5 000 à 10 000 personnes. On peut dire que l’objectif a été atteint », a déclaré à l’AFP Emmanuel Vire, secrétaire général du Syndicat national des journalistes de la CGT.

«Liberté, égalité, éborgné», «Brouillage, démocratie brouillée» ou «Racisme, police, violences pénitentiaires et judiciaires, impunité: Stop aux crimes d’État», «Darmacron tue nos libertés», pourrait-on lire sur les pancartes des manifestants . Une importante police a accompagné le défilé, quittant la gare RER de Luxembourg pour se terminer à la place de la Bastille. Selon la préfecture de police, 3 500 personnes ont participé au défilé parisien.

Un collectif et de nombreux slogans

Cet événement a été organisé à l’appel de plusieurs groupes, dont le Réseau d’entraide vérité et justice, la Marche de la solidarité, la Coordination # StopLoiS SécuritéGLobale ou des associations de soutien aux sans-papiers. “Arrêtez le racisme et la violence policière, carcérale et judiciaire!” Arrêtez l’impunité! Vérité et justice pour tous! Pas de justice pas de paix ! », A écrit dans un communiqué le collectif à l’origine de l’appel à protester.

Les manifestants ont notamment réclamé la suspension immédiate des agents mis en cause pour violences ou homicides et la suppression des propositions de lois «sécurité globale» et «séparatisme».

Des témoignages de victimes de violences policières ont été diffusés. Assa Traoré, devenu l’une des voix importantes dans la lutte contre les violences policières depuis la mort de son frère Adama en 2016, a énuméré les revendications des manifestants, notamment “la fin des contrôles d’identité permanents”, la suspension de la police accusé de racisme et “l’interdiction des techniques d’étouffement”.

«Au pays des libertés, nous n’avons pas le droit de tuer. Ne nous tuez pas, nous ne méritions pas cela », a déclaré Christian Chouviat, le père de Cédric, décédé suite à un contrôle de police en janvier 2020.

Une loi en vue

Parmi les cibles des manifestants figurait également le projet de loi LREM sur la «sécurité globale», adopté jeudi en première lecture par le Sénat, à une majorité de droite, qui l’a largement réécrit, avec notamment un nouvel article 24 créant un délit de «Provocation à l’identification» de la police.

Maintenue malgré les mesures d’endiguement annoncées par le gouvernement dans certains départements, dont ceux d’Île-de-France, la manifestation s’est terminée place de la Bastille.

Des rassemblements ont été organisés dans d’autres villes, notamment à Lyon, Lille et Rennes, où quelque 400 personnes ont défilé dans le centre-ville, derrière les banderoles «Cacher les violences policières ne les fera pas disparaître», ou «L’État tue». Parmi les manifestants Awa Gueye, soeur de Babacar, décédée suite aux tirs de la police en 2015, et des proches de Maëva, tuée par une voiture de police sur un passage pour piétons (accident de la route) en 2020.

Plusieurs milliers de personnes dans les rues contre le racisme et la violence policière

Source link Plusieurs milliers de personnes dans les rues contre le racisme et la violence policière

Back to top button