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Un nouveau cycle sans génération pour les Françaises

L’annonce s’est faite petit à petit à l’approche des championnats du monde en Espagne. Amandine Leynaud avait déjà expliqué qu’il avait disputé son dernier match international contre la Russie après la finale à Tokyo.

“Je ne pouvais pas demander plus pour remporter la médaille olympique”, a déclaré Aldeshoise, 35 ans, qui a remporté huit fois le podium en Bleu. Puis, en novembre, Alexandra La Claver et Sila Badenbelle ont officiellement annoncé leur décision de quitter l’équipe de France.

“Ce sont des monuments du handball féminin à la retraite”, souligne Béatrice Edwigge, la patronne de la défense française. Trois joueurs majeurs de l’équipe de France ont raccroché aux Bleus. On pourrait aussi ajouter à cela le Camille Eiglon, dont le dernier choix remonte à décembre 2019, ou l’ensemble Brandinudan de l’Aventure Olympique d’Or.

Reste que le groupe de 18 joueurs emmené par Olivier Krungholtz à Barcelone semble être l’un des joueurs les plus compétitifs de la Coupe du monde 2021. Douze d’entre eux ont participé à l’aventure olympique, sept sont déjà champions du monde (2017) et six peuvent se vanter de trois couronnes (JO-2021, Mondial-2017, Euro-2018).

“On a de jeunes joueurs, de bons joueurs. On ne se plaint pas des possibilités qu’on a”, a déclaré le technicien mosellan. « Cela fait partie de la conviction que nous visons depuis 2016, c’est-à-dire d’inclure l’actualité dans chaque rallye, et de ne pas avoir peur de les laisser jouer », ajoute Béatrice Edwige.

“Nous sommes un groupe basé sur la fondation de quelques joueurs.”

Résultat : Poleta Foppa, qui souffle 21 bougies le 22 décembre, compte déjà 45 sélections et 100 buts, et Melinunokan, 23 ans, a déjà joué 40 fois sous le maillot bleu (83 buts).

« Il y a le fait qu’on veut faire venir des jeunes, mais on veut les garder sur le banc pendant la compétition. Pour l’équipe de France, c’est l’inverse. Quand on fait venir des jeunes, ça prend toujours 5 à 10 minutes. Le jeu. Ils prennent un bain très tôt et les mettent dans l’ADN de l’équipe de France dès leur arrivée », clame Béatrice Edwige.

Si l’alternance des générations peut se faire en douceur sur le terrain, les chefs de vestiaires incarnés par Siraba Dembele, et l’Olympique Amandine Leynaud, ont besoin de trouver preneur.

“Est-ce qu’on est inexpérimenté ? Est-ce qu’on va avoir un solide déficit du groupe dans la tempête ? On perd la fille qui était le stabilisateur”, admet Olivier Krungholtz.

Pour reprendre le rôle, les regards se tournent naturellement vers la plus capée Alison Pinault (264 choix). Allison Pineau n’a raté qu’un seul tournoi majeur avec les Bleus l’année dernière, l’Euro-2020.

“Nous sommes un groupe multijoueur. Shiraba avait le rôle de ce catalyseur. Amandin, moi et d’autres ont joué ce rôle pendant le tournoi. Je suis le plus capé. Je me regarde parce que c’est fait, mais il n’y a pas de pression. Ça marche depuis longtemps », explique un joueur rassurant de 32 ans. “Il y a aussi le capitaine Coralie. Comme toujours, il y a des relais, Grace (Zaadi), Béatrice (Edwige). On continue”, conclut Allison Pineau.

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